Le VFR -ou Variable Frame Rate- désigne la possibilité de jouer sur la cadence d’enregistrement des images pour faire plus communément, du Slow Motion. Il s’agit donc de la possibilité de capturer par exemple jusqu’à 240 images par seconde pour les relire à 25 images par seconde. Par conséquent, on obtient un ralenti de 240 (images capturées à la seconde)/25 (images qui seront lues sur votre montage) =  un ralenti de 9.6X.

L’illustration montre schématiquement que sur une seconde, la caméra a enregistré 20 images sur une seconde, mais que le périphérique de lecture n’en lira que 10 sur la même seconde. Il faudra donc 2 secondes pour projeter, l’enregistrement d’une seconde.

Et ça marche aussi dans le sens inverse: ne saisir qu’un image par seconde par exemple, ce qui équivaut à faire un Time-lapse, ou un Fast motion. Encore une fois le calcul est le même et montre la relation entre vitesse de capture et vitesse de lecture. 1 image par seconde enregistrée et ensuite lue à 25 images par seconde, c’est un effet accéléré de 25X. Tout simplement.

Exemple d’un ralenti à plus de 25000 images par seconde

La principale méprise dans cette notion concerne le mélange entre vitesse d’enregistrement (VFR donc, chez Panasonic qui fur le premier à l’introduire sur sa première VariCam) et vitesse d’obturation (Shutter speed), tout simplement parce que les unités semblent être les même (exemple, shutter à 1/50ème de seconde, ce qui n’a rien à voir: le Shutter, ou obturateur, concerne simplement le temps « d’exposition du capteur » à chaque image).
Même si votre caméra n’a pas de fonction de VFR spécifique comme chez Panasonic, vous pouvez tout de même effectuer des ralentis. Comment?
Imaginons que votre caméra soit simplement capable d’enregistrer en 4K/60 Images par seconde (Fps ou Ips), comme une UX180 par exemple. Au montage, il vous suffit de mettre ces images sur une timeline à 25 images  par seconde pour obtenir un ralenti de… 2.4X.
Attention cependant, augmenter la vitesse de capture par seconde a quelques effets collatéraux. Comme on capture des images très « vite », on a besoin de plus de lumière (la règle théorique veut que l’on expose les images avec une valeur équivalente au double des images enregistrées, ex: 100 i/s = Shutter au 200ème, ou tout simplement à 180°). Du coup on double le besoin d’exposer l’image aussi.
Autre problème, le Flickering, ou scintillement. Plus la cadence est élevée, plus on risque de voir les lumières artificielles « clignoter » car elles sont en général basée sur la fréquence du courant électrique (50 ou 60 Hz). C’est un peu le même problème que quand on film un écran d’ordinateur. Effectuez donc toujours des tests, ou tournez sous le soleil qui lui… ne clignote jamais.